Le gardien de prison du futur sera-t-il un robot ?

Par Benjamin Saksik, étudiant Supinfo.

Photo du visage du robot gardien de prison de Corée du Sud Un maton pas comme les autres. La Corée du Sud expérimente depuis mars 2012, un prototype de robot capable de surveiller des détenus en prison. Il avance très discrètement dans les couloirs et devant chaque cellule il passe un bras entre les barreaux pour analyser ce qui s’y passe.

Deux détenues sont assis paisiblement ? Aucun problème, mais au moindre signe d’agressivité, le robot repère que la situation est anormale et avertie immédiatement les surveillants.

Ecran de monitoring du robot-gardienAu-delà de sa fonction de surveillance, le robot a également un but humanitaire. Ses capteurs lui permettent de surveiller l’état émotionnel des détenus et de repérer un comportement étrange, voire des tendances suicidaires.

Quand le robot fait sa ronde quotidienne, il détermine sa localisation et évite les obstacles à 2km/h.  Il a une autonomie de 8 heures et va se recharger dès que le temps commence à lui manquer.

Ce droïde de 1 m 50 est un petit concentré de technologie: il embarque des enceintes, des microphones et même une caméra 3D couplés à des logiciels spécialement conçus pour détecter chaque détail de chaque action. Cela permet d’analyser les mouvements et de détecter les comportements inhabituels.

Photo du gardien de prison robotiqueA sa base une deuxième caméra, ainsi qu’un détecteur d’obstacle et de distance. C’est une machine mais rien ne doit échapper à sa vigilance,  comme s’il s’agissait d’un véritable surveillant en chair et en os. D’ailleurs un gardien est toujours présent au poste de contrôle.

A l’heure actuelle, ces robots sont toujours en phase de test dans une prison sud-coréenne mais ils sont de vraies auxiliaires car ils permettent de renforcer la sécurité des prisonniers et de soulager la charge de travail des agents de surveillance dans cette environnement difficile qu’est la prison.

Une chose est sûre, leur travail n’est pas de punir les détenus violents. Ce sont des assistants. Si un détenu est souffrant, il ou elle peut demander de l’aide rapidement. On tient peut-être ici le prototype du gardien exemplaire, infatigable et soucieux des détenus.